Second mystère, il est
hypoallergénique

On a
découvert très tôt que le cheval curly
avait un poil
hypoallergénique, c’est à dire que les
personnes allergiques au poil de cheval
supportent celui du Curly dans 9 cas sur 10, sans aucune
réaction.
La question
du pourquoi n’est pas encore bien
élucidée mais il a été
démontré que le poil
curly est structuré différement (rond au lieu
d’être plat) et
vraissemblablement bien moins hydraté par la
protéine allergène qu’un poil
normal.
On a
montré également dans plusieurs études
de l'ICHO et de l'ABCR
que la protéine et ses squasmes étaient beaucoup
moins
allergisants que pour un cheval normal, ce qui pourrait expliquer que
les chevaux de race curly peu ou pas frisés soient
malgré
tout hypoallergéniques. Le plus étonnant est que
parfois des allergiques peuvent cotoyer un Curly et pas un autre, et
que
certaines personnes ont dû tester des dizaines de chevaux
avant de trouver
celui qui leur convenait.
Tout espoir
est donc permis aux allergiques. Il
arrive aussi que les allergiques aient besoin d’une
période d’accoutumance
pendant laquelle ils auront de légères
réactions, puis plus aucune. Certaines
personnes, comme Betty Prevost, ont même
été désensibilisées
grâce au Curly.
Troisième
mystère, son histoire

L’histoire
du Curly remonte au XIXème siècle. Il
était élevé
par les indiens Crow et Sioux qui l’estimaient au point de le
réserver aux
chefs et aux sorciers.
C’est
au sein des troupeaux de mustangs qu’on a
trouvé
les premiers Curlies et qu’on en trouve encore
aujourd’hui. C’est ainsi que la
famille Damele, dans les années 30, a
recueilli quelques chevaux frisés dans son ranch. Constatant
qu’ils résistaient
bien mieux aux intempéries que les autres et que leur
gentillesse était réelle,
les Damele ont décidé d’en faire
l’élevage.
D’autres
les ont suivi, et le
premier stud-book, l’American Bashkir Curly registry, a
été créé en 1971. Celui
de l’Icho a suivi en 2000, puis celui du Curly de sport en
2004.
Comment les
chevaux curly sont-ils apparus en Amérique du Nord, personne
ne le sait
aujourd’hui… Peut être faut-il
distinguer deux origines actuellement mélangées,
celle du gène dominant curly (d’un type de cheval
bien déterminé décrit plus
bas) et celle d’un gène récessif
porté par plusieurs races du pourtour
méditerranéen.

Le
Curly peut rabattre sa queue très loin ....
Quick
Strawberry, Octobre 2006
Quatrième
mystère, ses autres particularités
physiques…

Le curly n’a pas fini de vous
étonner ! 5 vertèbres
lombaires, une queue qui peut être totalement rabattue sur la
croupe ou qui
s’enroule en tire-bouchon en cas d’exitation, des
châtaignes absentes ou
minuscules, des yeux en amande, une ventilation spéciale
pour une meilleure
récupération cardiaque, des naseaux
étroits pour filtrer l’air froid. Tous ces
détails très particuliers nous font dire que le
gène curly n’a rien de mutant
et que le cheval curly est bien une vraie race.
Plusieurs indices peuvent nous
mettre sur la piste d’un ancêtre
asiatique : un lâcher de chevaux de type
Lokaï (chevaux du Tadjikistan dont le poil est parfois
frisé et de gène
dominant, mais dont la sélection n’a jamais
porté sur les boucles) en Amérique
au milieu du XIXème pourrait tout expliquer…
D’autant plus que ces races
montagnardes du nord de l’Inde ont des traits physiques
semblables au Curly et
qu’on a aussi trouvé quelques Curlies en Afrique
du Sud, où les colons anglais
avaient importé des poneys Manipur pour jouer au polo. Le
hic est que des
Curlies ont été dessinés par les
amérindiens bien avant le milieu du XIXème.
L’hypothèse est que ceux-ci
étaient des mustangs ibériques
récessifs, à moins
que des curlies soient venus depuis le détroit de
Béring, ou encore d’Amérique
du Sud, un pays où
…………. a relaté
en avoir observé.

Une
jument pure race dont on voit l'influence ibérique
CC
Skygrey Lady Spark
Et
enfin un tempérament de
« Puppy-dog »

Enfin le cheval Curly a un caractère
très spécial, plus
proche de celui du chien que celui du cheval, d’où
le terme de
« Puppy-dog ». C’est un
cheval très personnel et fidèle qui
reconnaît
son maître et lui donne tout son coeur, même s'il
reste amical avec tous. Il n’est pas peureux et
affronte
généralement le danger au lieu de le fuir.
Il est parfois un peu têtu mais une
chose apprise est acquise à vie et il ne la remettra plus
jamais en question.
Il est calme, posé, réfléchi et pas du
tout agressif envers les autres animaux
ou les personnes. Contrairement aux autres chevaux, il est capable de
maîtriser
ses nerfs, sans doute parce qu’il est doué
d’une grande intelligence.